Rollers de choc, de Stéphane Daniel

La course des ennemis

rollers de choc.jpg

Yan débarque à Paris chez son cousin, Marc, pour les vacances d’été. Il est Breton et passer quelques temps dans la capitale le rend heureux. Il va faire la connaissance des copains de Marc et surtout de Nina, la seule fille du groupe. Yan tombe tout de suite sous son charme ce qui agace Anto. Des tensions naissent ce qui met mal à l’aise Marc. Cette bande de copains partage une même passion pour le roller en ligne qu’ils pratiquent comme des champions.

Anto décide alors de défier Yan lors d’une course mythique organisée à travers la ville par les « Amis Patineurs » . C’est la Friday Night Fever. Une effervescence s’empare de la ville dès 22 heures. Tous les accès sont bloqués pour laisser place à la course. Aucun plan n’est distribué aux participants. Yan apprend que celui-ci est disponible seulement sur internet la semaine qui précède la manifestation. Le voilà donc en mauvaise posture. Anton le sait. Faire une course sans savoir où il faut aller n’est franchement pas l’idéal ! Va t-il relever le défi ?

Un roman qui plaira aux adeptes du roller mais pas seulement. L’histoire va au-delà d’une passion sportive. Il est question aussi d’amitié. L’esprit de solidarité rassemble et peut faire naître des liens qu’une rivalité a étouffés.

Un bon moment de lecture prolongé par la petite histoire des rollers dont l’auteur nous fait le détail à la fin de son livre. Stéphane Daniel nous explique également comment bien faire du roller, les consignes à respecter, les règles de sécurité. Un lexique est à disposition pour se familiariser avec le vocabulaire propre à ce sport. Pour terminer, l’auteur se transforme en guide  en nous présentant Rennes, la ville dont est originaire Yan.

Un livre vraiment complet qui charmera nos jeunes lecteurs.

Enregistrer

Enregistrer

Le garçon qui vivait dans ma tête, de Gudule

Comme une bouteille à la mer

TOI.jpg

Hélène, 14 ans, et ses parents ont déménagé à la campagne. Seule, lors d’une balade à vélo, elle repère une maison abandonnée. Un chat assis sur un muret semble monter la garde. Il est rouquin et attire tout de suite l’adolescente. Chaque jour, elle va le voir, le nourrit mais s’interroge également sur les motifs qui ont poussé les propriétaires à abandonner cette demeure si jolie et si paisible. Poussée par une curiosité grandissante, elle décide de rentrer par une fenêtre. Elle commence à fureter et essaie d’imaginer comment cette demeure avait pu être aménagée. Le chat, comme un guide, la précède dans tous ses déplacements. Et c’est la stupéfaction quand Hélène découvre une chambre encore meublée, comme si quelqu’un y vivait ou était parti précipitamment ! La jeune fille fille en a des sueurs froides. Elle décide d’y retourner encore et encore comme attirée par quelque chose à la fois d’ inquiétant et d’inexplicable. Mais à partir de cet instant, la vie d’Hélène va basculer entre mystère, angoisse et amour…

Une belle histoire pleine de tendresse et de sincérité. Une adolescente très attachante que le lecteur va soutenir tout au long du récit.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Koboltz, tome 1- mission Uluru, de Benoit Grelaud

Planète bleue en danger

mission.jpg

Quels drôles de bonhommes, ces Koboltz. Pas plus de 8 cm de haut mais une volonté à toute épreuve ! Un petit peuple qui vit sous terre et qui s’est donné pour mission de protéger la planète. Entre leur vie souterraine et leurs missions de sauvetage, les Koblotz ont une vie trépidante. Ils ne mangent pas d’animaux et cultivent leurs fruits et leurs légumes sans produits chimiques et traitent leurs déchets. La surface de la terre est devenue invivable, les hommes n’ont de cesse d’inventer des machines et des produits qui polluent la planète ! Alors, quand les humains décident de créer un nouvel insecticide, c’est la révolution. Les Koboltz partent en guerre pour compromettre cette invention. Ils vont avoir besoin de l’aide de Rakiriko, un ancien Koboltz banni de son peuple depuis quelques années, mais qui sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko qui a été rejeté, acceptera-t-il de les guider ? Vont-ils réussir à mettre leur plan d’attaque à exécution sans se faire voir ? Nous allons suivre Elmione, Alvyanne, Tammpo, Klayni et Mananann, de gentils petits défenseurs de la planète dans un périple plein de rebondissements !

Le fil conducteur de ce récit est la protection de l’environnement, sujet sensible qui est plus que d’actualité. Tout le monde doit se sentir concerné et adopter le bon comportement pour sauvegarder la planète. Koboltz nous apprend beaucoup de choses et nous fait réfléchir sur nos actes au quotidien.

Les personnages sont tous très différents, des grands, des gros, un mal-entendant, et ces particularités les rendent très attachants. A travers eux, l’auteur dénonce le mal que fait l’homme à la terre. Le lecteur est transporté dans un conte qui est à la fois un récit d’anticipation et un documentaire sur l’écologie. Un sujet sensible traité avec de l’humour sans leçon de morale. Les illustrations hautes en couleur sont magnifiques et nous donnent envie de partager le monde des Koboltz. Une couverture superbe qui invite au voyage.

Ne dites jamais jamais, de Nathalie Stragier

Voyage dans le temps

ne dites.jpg

Pierrick est parti dans le futur en 2188 dans un monde peuplé exclusivement de femmes. Pénélope et Andréa accompagnées d’Antarès partent à sa recherche. Leur périple s’avère difficile, d’autant que Pierrick et Antarès risquent leur vie car être un homme est une anomalie punie de la peine de mort. De son côté, Andréa, avec son allure médiévale, devra se fondre dans un monde où toutes les femmes sont grandes et belles. Pénélope, quant à elle, progresse à tâtons dans une société dont elle ne reconnaît plus les codes. Beaucoup d’obstacles pour ces deux héroïnes qui devront rester soudées pour mener à bien leur mission.Nous retrouvons  nos héros embarqués dans une folle aventure.

Un troisième tome qui conclut la série « la fille du futur ». L’auteur aborde les inégalités et jette un regard aiguisé sur les clichés qui polluent parfois notre société. Il est conseillé de lire les deux premiers livres avant de s’attaquer à Ne dites jamais jamais qui fait parfois référence aux précédents volumes.

Enregistrer

Un printemps fusillé de Yves Pinguilly

Une cause, une vie

fusilles.jpg

Nous sommes en 1943, en Bretagne, la guerre fait rage. Des lycéens décident de mener une résistance accrue envers l’ennemi allemand. Un groupe d’amis, Raymond le Moël, Briac, Agathe et Louis distribuent des journaux et des tracts. Dans la région, un avion anglais a été mitraillé, le pilote a été secouru par des paysans qui l’ont caché. Les quatre amis, qui doivent aller récupérer de l’armement à Port Gelin, auront pour mission de convoyer le pilote jusque-là. Ils partiront à vélo, c’est plus discret. Tout est prêt, tout est calculé. Mais en cours de route, ils vont croiser un soldat allemand et tout va basculer….

Un récit émouvant, tiré d’une histoire vraie, celle des lycéens du lycée Anatole le Braz de Saint Brieuc. L’histoire est un hommage à tous ces jeunes résistants morts trop tôt, qui ont donné leur vie pour protéger leur patrie. Yves Pinguilly a su décrire très clairement comment s’organisait la résistance, le quotidien très fragile de ceux qui ont pris les armes. Un dossier sur les élèves du lycée de Saint Brieuc termine le récit avec des lettres terrifiantes de ces jeunes prisonniers qui s’adressent une dernière fois à leur famille, conscients de leur sort mais confiants en l’avenir et apaisés par le devoir accompli. Le printemps fusillé est un bel hommage poignant sur le sacrifice pour la liberté d’un peuple.

Pour rester dans le même thème, je vous conseille Lettres de jeunes résistants de Guy Krivopissko, un recueil de lettres de jeunes fusillés très émouvantes que vous trouverez au CDI.

Le professeur a disparu, de Jean-Philippe Arrou-Vignod

Disparition à l’italienne

le professeur a disparu.jpg

Rémi, Mathilde et Pierre-Paul ont gagné un concours d’histoire organisé par la ville, dont le prix n’est ni plus ni moins qu’un séjour à Venise ! Accompagnés de leur professeur, monsieur Coruscant, les 3 collégiens prennent un train-couchette direction l’Italie. Les enfants sont excités, d’autant que leur voyage coïncide avec les dates du carnaval de Venise ! Ce sera gigantesque ! Mais tout ne se déroule pas comme prévu car, durant le trajet, monsieur Coruscant va disparaître….

En effet,  le matin, quand les enfants se réveillent, le train est à une heure de Venise. Quand Rémi regarde la couchette du professeur, il voit qu’il n’est plus là, ni lui ni ses affaires, mais il trouve un papier blanc. Personne n’avait vu le professeur. Mathilde a d’abord pensé appeler les parents pour qu’ils viennent les rechercher à Venise, mais Rémi n’était pas d’accord : après tout le mal qu’il s’était donné pour gagner le concours !

Les 3 jeunes vont alors se lancer seuls à sa recherche et cette aventure va les mener, malgré eux, sur les traces d’une histoire louche…

Les trois enfants sont livrés à eux-mêmes, dans une ville qu’ils ne connaissent pas dont ils ne maîtrisent pas la langue. Malgré tout , ils vont faire preuve de hardiesse et de ténacité pour retrouver leur enseignant. Les personnages sont attachants par leur originalité, leur candeur et leur humour. Les enfants ont des personnalités très opposées mais chacun y mettra de sa petite touche personnelle pour faire avancer leur enquête. Le trio fonctionne à merveille. Ils sont à la fois courageux et très déterminés.

L’histoire est pleine de rebondissements et fait découvrir au lecteur Venise, ses musées, ses monuments , ses canaux.

Un moment de lecture agréable, des chapitres courts donc un récit qui se lit rapidement.

Enregistrer