A l’aube du D-Day, de Nathalie Le Cleï

En mai 1944, les alliés préparent le débarquement. En Normandie, Hans, Allemand, aide à l’édification du « mur de l’Atlantique » (un système de fortifications destiné à empêcher l’invasion des Alliés depuis la Grande Bretagne). Robert, Américain, quant à lui, est en Angleterre pour participer au débarquement.

Hans et Robert ont 16 ans et sont déjà soldats. Ils  sont cousins mais ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, mais vont participer à un moment historique, chacun dans son camp. 

 

On apprend beaucoup dans ce roman sur les dix jours qui ont précédé le D-Day. C’est passionnant de voir comment les rouages de cet événement historique se sont mis en place, dans les deux camps. A travers les deux personnages, on apprend beaucoup de détails et d’anecdotes qui nous font mieux appréhender l’importance de cette page de l’Histoire. A la fin du roman, comme pour chaque titre de cette collection des éditions Oskar « 10 jours pour changer le monde », l’auteur propose une fin autre : « Et si le jour J avait été différent  ? L’Histoire n’est jamais écrite d’avance… »

Le D-Day, ou Jour J en français est le jour du débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, premier jour de la bataille de Normandie, durant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération militaire avait été baptisée Overlord.

Pour des élèves de 3ème ou de lycée qui ont déjà des notions sur la Seconde Guerre mondiale.

Nathalie, maman d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène

Théo, petit-fils de héros anonymes, de Vanina Brière

Le devoir de mémoire, souvenons-nous des héros du passé

Afficher l'image d'origineNous sommes le 6 juin 2014 et Théo, dix ans, est chez ses grands-parents, Raymond et Madeleine, avec sa grande soeur, Sarah. Cette date particulière correspond au 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie qui a eu lieu durant la seconde mondiale, le 6 juin 1944. Raymond et Madeleine, les grands-parents de Théo et Sarah, se rendent tous les ans à la prison de Caen pour rendre hommage au père de Raymond, Marcel Martin, assassiné par les nazis en 1944. Mais le 6 juin 2014, à l’occasion du 70ème anniversaire, une cérémonie est organisée au mémorial pour rendre hommage aux civils qui sont morts pendant la bataille de Normandie. C’est l’occasion pour les grands-parents de Théo de lui parler des héros de sa famille. Tout excité et curieux de savoir, Théo est très attentif à la cérémonie qui se déroule au mémorial. En rentrant chez ses grands-parents, il veut en savoir plus sur le père de Raymond. Nous retournons alors en 1944, propulsé dans le climat glaçant et épouvantable de la guerre, nous vivons avec lui le malheur qui s’est abattu sur sa famille, particulièrement sur son père, résistant arrêté par les Allemands en 1944 et exécuté parmi les 80 fusillés à la prison de Caen le jour du débarquement.

 

Ce livre rend compte des atrocités de la seconde guerre mondiale et rend hommage aux fusillés ainsi qu’aux victimes du 6 juin 1944. Il est plus particulièrement focalisé sur les fusillés de la prison de Caen qui ont connu un sort terrible lors du débarquement en Normandie. A la fin de l’histoire, quelques pages sont consacrées à ces victimes et racontent les conditions atroces de la tuerie des détenus de la Gestapo. Par crainte qu’ils soient libérés par les alliés, ces derniers devaient embarquer dans un train à destination du Reich. Or, la gare a été bombardée par les avions alliés. Les Allemands ont choisi de les abattre et les corps n’ont jamais pu être retrouvés.

 

Ce roman illustre parfaitement le devoir de mémoire et montre l’importance de le respecter. Il est à mettre en lien ou à compléter avec Si c’est un homme de Primo Levi et L’armée des ombres de Jospeh Kessel. Je conseille aux enseignants de le recommander aux élèves de 3ème car il s’apparente aussi à une ressource pédagogique intéressante pour introduire ou approfondir un cours en éducation morale et civique, en histoire-géographie ou encore en français avec le thème de la résistance.

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