Ma Lou adorée, Elisabeth Brami

Ma Lou adorée par BramiCette histoire raconte la vie d’une grand-mère vivant seule suite à une trahison. Heureusement sa petite fille Lou la console. Pour que sa grand-mère soit moins malheureuse, Lou lui écrit ses journées de colo et ses premiers sentiments amoureux.

J’ai tout aimé, à partir de 10 ans.

Nila, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

 Ta Lou qui t’aime,  premier volet de cette correspondance pleine de sensibilité, est également disponible au CDI. Voici la présentation de l’éditeur de ces deux premiers ouvrages :

« Pour son premier été loin de sa famille, Lou s’ennuie en colonie. Elle décide d’écrire à sa grand-mère Mamouchka, qui passe à Nice ses premières vacances de veuve. C’est le début d’une longue correspondance.

L’été suivant, leurs échanges se poursuivent sous le signe d’une première histoire d’amour pour Lou et d’une dernière pour sa grand-mère. »

Un troisième volet existe également, le tout réuni désormais aux éditions Seuil sous le titre : Trois fois Lou

C’était drôlement bien de s’écrire toutes les deux ! Heureusement que j’ai eu le cafard les premiers jours de calo, sinon je n’aurais pas pensé à t’écrire.

 

 

Love Letters to the Dead, d’Ava Dellaira

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     Dans une petite ville des États-Unis, Laurel entre en Seconde. Après la mort de sa sœur May, elle décide d’aller dans un nouveau lycée pour ne pas être reconnue et n’avoir à parler à personne de cette tragédie. C’était sans compter Mme Buster, son professeur d’Anglais, qui semble vouloir la faire s’épancher en lui demandant de rédiger une lettre à un disparu. Laurel se prend au jeu : Kurt Cobain, Amy Winehouse, Heath Ledger … les missives se multiplient, retraçant le quotidien de la jeune fille, ses amitiés et ses amours mais aussi son enfance, jusqu’au drame.

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     En vous écrivant ces lettres à vous tous, j’ai trouvé ma voix. Et l’ayant trouvée, j’ai aussi trouvé des réponses. Pas dans une lettre. Dans la redécouverte d’une chanson. Dans une histoire racontée sur un écran de cinéma. Dans une fleur surgie d’une fissure du trottoir. Dans le bruissement d’ailes d’un papillon. Dans la lune quand elle est presque pleine.

     Ces lettres, j’ai conscience de les avoir écrites à des êtres sans adresse ici-bas. Je sais bien que vous êtes morts. Mais je vous entends. Tous, je vous entends : « Nous avons eu une vie. Une vie qui a compté. »

     Un beau roman, prenant et qui se lit facilement. C’est aussi un joli moyen de faire le lien entre nos propres sentiments et ceux ressentis par les personnages, qu’il s’agisse de ceux de ce roman ou de ceux des films, des chansons, des livres que nous aimons. A noter que l’univers décrit est très proche du Monde de Charlie de Stephen Chbosky : la jeunesse américaine dans tous ses excès. Il en va de même de la structure du roman.  Lecture à réserver aux plus vieux.

L’amour fait maison, de Frédéric Kessler

 Un amour en construction !

Afficher l'image d'origineC’est le mois de mai. Dans le bus, Olivier, lycéen de 16 ans, tombe amoureux de Lan Chin mais n’ose lui déclarer sa flamme. Un jour, il découvre dans sa poche un billet doux : Olivier et Lan Chin décident alors de s’écrire des lettres, des vraies, qu’ils glisseront dans un tronc d’arbre… et se donnent rendez-vous à Noël…

Pendant ces mois d’attente , Lan Chin écrit un roman, et Olivier construit une petite maison-atelier.

Un joli petit roman pour les élèves adeptes d’histoire sentimentale. Ce n’est, bien sûr, pas très réaliste, surtout ces mois d’attente alors qu’ils habitent la même ville, sont dans le même lycée, ni la construction de la maison, ni les rendez-vous épistolaires dans le tronc de l’arbre, mais après tout, pourquoi ne pas rêver un peu ?

De Sacha à Macha de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

De Sacha à Macha, de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Résultat de recherche d'images pour "de sacha à macha"Voici l’histoire de Sacha, un jeune garçon qui envoie des mails à des adresses imaginaires… jusqu’au jour où Macha, une de ses correspondantes lui répond. Une amitié va naître mais prendre des tournures inattendues à cause des problèmes de famille de Sacha. Comment Macha le raisonnera t-il ? Que fera Sacha ?
Un livre plein d’émotions, des personnages attachants et une histoire d’amitié et de famille très touchante.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de  Mumu58 :

Sacha envoie des messages à des adresses mail qui n’existent pas. Contre toute attente, il reçoit une réponse d’une dénommée Macha. Commence alors un échange de correspondance. Sacha et Macha ne peuvent plus se passer de cet échange et chaque jour, ils guettent fébrilement un signal de l’autre. Petit à petit, ils apprennent à se connaître. Macha va vite découvrir le côté un peu sombre de la vie de Sacha. Elle va le pousser dans ses retranchements pour qu’il se livre, qu’il se confie.  Macha a touché un point sensible en évoquant sa maman. Sacha ne sait pas où elle est et son père se mure dans un silence quand il essaie d’évoquer le sujet. Macha incite avec force Sacha à découvrir ce qui est arrivé à sa mère. Et finit par le persuader. Puis un jour, silence, plus de messages de son ami. Il ne répond plus. Que s’est-il passé ? Macha a-t-elle été trop loin ?

Il y a des vérités qui font mal. Se taire parait donc plus simple pour éviter de faire souffrir. De Sacha à Macha évoque l’absence d’une mère, un fils en souffrance face à un père qui ne veut pas parler. Alors Sacha s’invente une mère de rêve et poussé par Macha, il décide de partir à sa recherche . Mais la réalité va ternir cette image de mère modèle. Ne pas savoir par peur d’être déçu. Le personnage du père est touchant. Il a le mauvais rôle. Sacha lui reproche d’entretenir le mystère autour de la disparition de sa mère, il va même penser qu’il en est responsable. Un récit écrit à quatre mains intégralement en temps réel sur internet, constitué uniquement des messages échangés par Sacha et Macha qui toucheront nos lecteurs.

Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky

Dans la tradition du roman de jeunesse américain.

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Charlie, jeune garçon nord-américain, est un lycéen comme un autre ; c’est-à-dire qu’il n’est comme aucun autre de ses camarades. Cependant, ces derniers trouvent qu’il en fait toujours « trop » – trop bizarre, trop sensible, trop violent, trop gentil – ou alors pas assez … Ses faux-pas et ses sentiments, c’est lui-même qui nous les présente, à travers les lettres qu’il envoie.

Charlie se retrouve donc, à son entrée en Seconde, en marge des autres. Heureusement, il n’y est pas seul et se lie d’amitié avec une bande de Terminales déjantés : il y a Patrick, dit « Rien du tout », la jolie Sam, qui semble inaccessible, Mary Elizabeth, punk et féministe dans l’âme, Brad, le capitaine de l’équipe de football qui préfère les garçons, et Bob, toujours un peu ailleurs à cause des drogues qu’il prend.

Grâce à eux et à son professeur d’anglais qui lui présente ses doubles littéraires (Sal Paradise, Holden Caulfield, Scout Finch, Peter Pan et même Hamlet), Charlie va passer une année magique, pleine de découvertes, de douceur et de réflexion. Pourtant, même avec eux, il reste en retrait ; spectateur de sa propre vie, il ne parvient pas à être le garçon intelligent et impliqué qu’il laisse entrevoir dans ses lettres. Quel est alors le réel problème de Charlie, celui qu’il cache derrière ses observations, parfois naïves mais toujours si pertinentes, sur le monde qui l’entoure et sur le futur qui l’attend ?

 

« Ya cette histoire que nous raconte [mon père], des fois. Une histoire géniale. C’est en rapport avec le championnat régional de baseball, quand il était au lycée. […] Des fois, quand je vais voir un match de foot avec Patrick et Sam, je repense à tout ça. Je regarde le terrain et je pense au garçon qui vient juste de marquer un essai. Je me dis que pour ce garçon, c’est « son heure de gloire » et qu’un de ces jours, ce moment sera juste une histoire de plus, puisque tous ceux qui marquent des essais ou qui font des tours de circuit deviendront des pères. Et quand leurs enfants regarderont les albums de photo du lycée, ils se diront que leur père était costaud, « beau garçon » et qu’il avait l’air beaucoup plus heureux qu’eux. J’espère juste que je n’oublierai pas de dire à mes enfants qu’ils sont aussi heureux que j’en aurais l’air sur mes vieilles photos. Et qu’ils me croiront. »

 

     A travers les lettres qu’il écrit à un inconnu, Charlie, à la fois narrateur et personnage, nous donne à voir le garçon qu’il pense être : dans un langage souvent léger, il nous raconte des choses qui le sont beaucoup moins.

     Si sa vie peut sembler un peu éloignée de celle d’un collégien amandinois, et si elle ne peut être considérée comme un modèle à suivre, les moments de tendresse, d’amitié, de doute et de questionnement devraient pouvoir parler à n’importe quel adolescent d’hier ou d’aujourd’hui. Peut-être alors pourrions-nous faire comme le héros de ce roman au sujet de ses lectures et « prendre ce que l’auteur écrit en l’envisageant par rapport à [sa] vie à [soi], un peu comme un tamis ».

     Attention ! Lecteur averti, fin de 3ème.

 

Eux sur la photo, de Hélène Gestern

Secret de famille

Afficher l'image d'origineHélène a perdu sa mère quand elle avait 3 ans. Elle découvre dans les archives familiales une photo illustrant un article dans un journal. Le nom de sa mère y figure. Cette femme a l’air heureuse, deux hommes sont présents à côté d’elle. Hélène décide alors de passer une annonce espérant avoir des renseignements sur les deux inconnus. Stéphane, qui a reconnu son père, écrit à Hélène.

Quel est le lien entre la mère d’Hélène et le père de Stéphane ? Pourquoi un jour leurs routes se sont croisées ?

Hélène entraîne alors Stéphane dans sa quête de vérité.

S’en suit un échange de correspondance . Une folle aventure épistolaire commence…

Le mystère concernant les circonstances du décès de sa mère reste entier pour Hélène. Dès son plus jeune âge, elle questionnait son père mais celui-ci évitait le sujet. Evoquer le drame le mettait dans une grosse colère. Pourquoi ? En fait, enfant, Hélène ne connaissait rien de sa mère et les années n’ont fait qu’accroître cette ignorance. Elle a été élevée par sa belle-mère avec laquelle elle s’entendait bien et qui était devenue sa mère adoptive.

Son père est mort, sa belle-mère est gravement malade, elle se retrouve seule pour assembler une à une les pièces d’un puzzle qui semble très difficile à achever.

De son côté, Stéphane voudrait en savoir plus sur son père. Un père décédé un an plus tôt.

Chacun d’eux va se laisser aller au jeu des confidences. Ils vont se rapprocher, partager les mêmes souffrances. Ils fouillent dans un passé qui va les rattraper et leur exploser en pleine figure…Un passé bâti sur des mensonges qui va les égratigner.

La description d’une photo trouvée par Hélène commence chaque chapitre. Elle nous en fait une longue description si parfaite, si troublante par les détails que le lecteur peut deviner aisément la scène. De ce fait, le lecteur est invité à s’asseoir et à partager tous les instants de la vie de la narratrice. Petit à petit, on rentre dans son passé qui nous émeut.

Face à ses photos, Hélène est comme un peintre devant son aquarelle. A chaque fois, une photo relance les questions, les malaises.

Mais chacun peut interpréter à sa manière une photo, prêter aux proches un sentiment qu’ils n’avaient pas forcément ce jour là. Alors il faut avancer prudemment en évitant de juger.

Ce récit est-elle  une autobiographie ? Le rythme est rapide. Une lettre en amène une autre. Se succèdent les mails, les coups de téléphones, les rendez-vous. Le mode de correspondance change et devient plus intime comme les relations entre Hélène et Stéphane. On est pris dans cet enchaînement fou de découvertes, d’émotions, de doute et de découragement. On ne lâche rien car on veut aussi savoir, on est trop impliqué.

Je pense qu’on ne peut pas construire un avenir si on n’a pas de passé. Tout être humain a besoin de savoir d’où il vient, de connaître ses racines. Mais quand on est amené à connaître certaines vérités tout peut être remis en question aussi bien son passé que l’avenir qu’on essaie tant bien que mal de construire.

La difficulté réside aussi à accepter ce qu’on découvre et donc accepter que notre vie soit bouleversée.

Pour ma part, je suis très attachée aux photos et aux souvenirs qu’elles me renvoient. Mais une photo peut nous faire du mal. Je ne sais pas si, comme Hélène, j’aurais eu la force d’aller jusqu’au bout. Mais la quête de soi doit rendre plus fort et en fait, qu’est ce qu’on a à perdre ? Sur ce coup-là, Hélène peut perdre Stéphane mais même si la fin de cette histoire ne nous dévoile rien, j’ose imaginer que plus rien ne pourra se dresser sur leur route et que leurs doutes laisseront place à l’espoir. J’ai eu beaucoup de plaisir à accompagner ces deux êtres si touchants que j’ai eu du mal à quitter.

Ce récit m’a rendu nostalgique, j’ai ressenti un vide quand j’ai terminé ma lecture qui m’a remuée. Chaque descriptif de photo me ramenait à mon propre passé, à mes propres photos. C’est étrange, je ne pensais pas ressentir autant de sensations car pour moi ce livre a eu un effet émotionnel immense.

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Miss Peregrine en bande dessinée

Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ramson Riggs et Cassandra Jean

telechargement-1Jacob assiste impuissant à l’assassinat de son grand-père. Dans un dernier souffle, celui-ci l’encourage à retrouver un livre dans lequel se cache une lettre. Jacob doit absolument la lire et retrouver le chemin…

Même si depuis quelque temps ce dernier perdait la tête, le garçon a toujours été très proche de son aïeul. Petit, il adorait quand celui-ci venait lui raconter des histoires folles d’enfants avec des pouvoirs. A la perte de son grand-père s’ajoute la frustration : la police a en effet classé la mort comme un accident. Jacob est pourtant persuadé d’avoir vu quelqu’un ou… quelque chose. L’adolescent s’enferme peu à peu dans un mutisme et ses parents, inquiets, l’emmènent voir un psy. Le docteur lui conseille de retourner sur les lieux du crime pour faire son deuil. Mais dans la maison, Jacob découvre la fameuse lettre, qui parle d’une île au large de la Grande-Bretagne où seraient cachés des enfants sous la protection de Miss Peregrinne, la femme à la pipe. Jacob découvre aussi des photos. Ces photos, il les connaît bien : ce sont les photomontages que son grand-père lui montrait quand il racontait ses histoires. Et si elles n’étaient pas truquées ? Et si les enfants particuliers existaient ?

Cette adaptation en bd du premier tome du roman éponyme de Ransom Riggs est réellement une réussite. Tout y est : de l’ambiance surnaturelle, des dessins aux traits fins qui retranscrivent exactement les monstres de notre imagination, aux photos vieillies ! Une histoire à découvrir, de préférence avant de voir l’adaptation cinématographique sortie récemment !

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