La vraie vie de l’école, de Pauline Alphen

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Ambre, une écolière de CM1, est dyslexique. Elle a aussi des problèmes à l’école… sa pire ennemie, Morgane, est dans sa classe, la harcèle et interdit les autres élèves de jouer  avec elle…

L’histoire est la plupart du temps écrite sous forme de mails qu’Ambre adresse à son grand frère Arthur et avec qui elle réalise un « dictionnaire ambré ». La mise en page est tèrs originale avec des illsutrations qui ponctuent le texte et des personnages dans les marges qui, à l’aide de bulles de bande dessinée, expliquent le texte ou corrigent les fautes. C’est aussi une histoire d’amitié qui se construit au fur et à mesure du roman avec Balthazar, un garçon qu’elle rencontre alors qu’elle est excule de cours. Le roman est divisé en cinq saisons qui ont chacun plusieurs épisodes, chaque saison étant séparée par des vacances. Présent et passé se mélangent jusqu’à l’entrée en 6e annoncée à la fin du livre. 

Un livre agréable qui sait très bien nous mettre dans la peau d’Ambre, le personnage principal et où l’action alterne avec des moments plus calmes. C’est grâce au soutien de son frère et à l’écriture, malgré sa dyslexie, qu’Ambre prend confiance en elle. 

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Lettres à une disparue, de Véronique Massenot

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Lettres à une disparueMélina est une maman qui habite dans un pays d’Amérique latine soumis à la dictature. Elle pleure depuis des années la disparition de sa fille Paloma, enlevée par des militaires avec son mari et sa petite-fille de 3 ans. Elle espère un jour qu’elles reviendront vivantes à la maison. Alors, Mélina décide de lui écrire des lettres imaginaires dans l’espoir de pouvoir lui donner un jour en main propre. Les reverra-t -elle un jour vivantes ?…
Le livre m’ a beaucoup plu, il est plein d’émotions !  Nous y découvrons la souffrance de vivre avec un être porté disparu et la violence d’un régime dictatorial.  On ressens bien la tristesse de Mélina car en lisant les lettres cela fait comme si elle nous les envoyaient. C’ est un bon coup de cœur que je recommande vivement !

Lenny, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Lettre au président du monde, d’Eric Simard

« N’achetez plus le sang des enfants »

Lettre au président du mondeWondone, jeune sans-papier de 10 ans, est révolté par la condition des enfants à travers le monde. Sa propre vie est un exemple des exactions commises : pour quitter son pays très pauvre et suivre son oncle et sa tante en France, il a failli mourir noyer. Et même s’il va à l’école, rien ne garantit un avenir serein puisque légalement lui et sa famille n’ont aucun droit à rester en France. Tout quitter, risquer sa vie, vivre hors la loi en espérant que ce sera néanmoins moins pire que ce qu’ils vivaient dans leur propre pays, voilà le sort des sans-papier. Mais, la misère et l’exploitation des enfants à travers le monde ne s’arrête pas là : enfants-soldats, travailleurs-esclaves vendus par des parents trop pauvres, enfants victimes des conflits des adultes, estropiés, tués pour avoir sautés sur une mine anti-personnelle, enfants mourant de faim faute d’accéder au minimum vital…

Ce texte fort et court se présente sous forme d’une lettre ouverte écrite au « président du monde » par Wondone lui-même, l’enfant sans-papier. Ecrit à la première personne, il est un véritable plaidoyer pour alerter le lecteur sur les injustices dont sont victimes les enfants à travers le monde, malgré les lois censées les protéger. La lettre ne s’adresse pas à un président d’une nation en particulier et c’est ce qui en fait sa force : il s’adresse à un président imaginaire qui dirigerait l’ensemble des peuples, et par là-même, à chacun des lecteurs en particulier qui sort de sa lecture en souhaitant qu’une chose : que chacun d’entre nous s’engage pour un monde plus juste. A travers un cas particulier, des données réelles sont apportées au lecteur et à la fin de l’ouvrage, un petit lexique et un récapitulatif de articles de la Convention internationale des droits de l’enfant complète le texte.

Ce texte cite Iqbal Masih, jeune pakistanais vendu comme esclave à 4 ans et qui dès 10 ans lutta contre l’esclavage moderne. Il a été assassiné à à peine 12 ans.

A lire dès le CM2.

Ma Lou adorée, Elisabeth Brami

Ma Lou adorée par BramiCette histoire raconte la vie d’une grand-mère vivant seule suite à une trahison. Heureusement sa petite fille Lou la console. Pour que sa grand-mère soit moins malheureuse, Lou lui écrit ses journées de colo et ses premiers sentiments amoureux.

J’ai tout aimé, à partir de 10 ans.

Nila, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

 Ta Lou qui t’aime,  premier volet de cette correspondance pleine de sensibilité, est également disponible au CDI. Voici la présentation de l’éditeur de ces deux premiers ouvrages :

« Pour son premier été loin de sa famille, Lou s’ennuie en colonie. Elle décide d’écrire à sa grand-mère Mamouchka, qui passe à Nice ses premières vacances de veuve. C’est le début d’une longue correspondance.

L’été suivant, leurs échanges se poursuivent sous le signe d’une première histoire d’amour pour Lou et d’une dernière pour sa grand-mère. »

Un troisième volet existe également, le tout réuni désormais aux éditions Seuil sous le titre : Trois fois Lou

C’était drôlement bien de s’écrire toutes les deux ! Heureusement que j’ai eu le cafard les premiers jours de calo, sinon je n’aurais pas pensé à t’écrire.

 

 

Love Letters to the Dead, d’Ava Dellaira

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     Dans une petite ville des États-Unis, Laurel entre en Seconde. Après la mort de sa sœur May, elle décide d’aller dans un nouveau lycée pour ne pas être reconnue et n’avoir à parler à personne de cette tragédie. C’était sans compter Mme Buster, son professeur d’Anglais, qui semble vouloir la faire s’épancher en lui demandant de rédiger une lettre à un disparu. Laurel se prend au jeu : Kurt Cobain, Amy Winehouse, Heath Ledger … les missives se multiplient, retraçant le quotidien de la jeune fille, ses amitiés et ses amours mais aussi son enfance, jusqu’au drame.

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     En vous écrivant ces lettres à vous tous, j’ai trouvé ma voix. Et l’ayant trouvée, j’ai aussi trouvé des réponses. Pas dans une lettre. Dans la redécouverte d’une chanson. Dans une histoire racontée sur un écran de cinéma. Dans une fleur surgie d’une fissure du trottoir. Dans le bruissement d’ailes d’un papillon. Dans la lune quand elle est presque pleine.

     Ces lettres, j’ai conscience de les avoir écrites à des êtres sans adresse ici-bas. Je sais bien que vous êtes morts. Mais je vous entends. Tous, je vous entends : « Nous avons eu une vie. Une vie qui a compté. »

     Un beau roman, prenant et qui se lit facilement. C’est aussi un joli moyen de faire le lien entre nos propres sentiments et ceux ressentis par les personnages, qu’il s’agisse de ceux de ce roman ou de ceux des films, des chansons, des livres que nous aimons. A noter que l’univers décrit est très proche du Monde de Charlie de Stephen Chbosky : la jeunesse américaine dans tous ses excès. Il en va de même de la structure du roman.  Lecture à réserver aux plus vieux.

L’amour fait maison, de Frédéric Kessler

 Un amour en construction !

Afficher l'image d'origineC’est le mois de mai. Dans le bus, Olivier, lycéen de 16 ans, tombe amoureux de Lan Chin mais n’ose lui déclarer sa flamme. Un jour, il découvre dans sa poche un billet doux : Olivier et Lan Chin décident alors de s’écrire des lettres, des vraies, qu’ils glisseront dans un tronc d’arbre… et se donnent rendez-vous à Noël…

Pendant ces mois d’attente , Lan Chin écrit un roman, et Olivier construit une petite maison-atelier.

Un joli petit roman pour les élèves adeptes d’histoire sentimentale. Ce n’est, bien sûr, pas très réaliste, surtout ces mois d’attente alors qu’ils habitent la même ville, sont dans le même lycée, ni la construction de la maison, ni les rendez-vous épistolaires dans le tronc de l’arbre, mais après tout, pourquoi ne pas rêver un peu ?

De Sacha à Macha de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

De Sacha à Macha, de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Résultat de recherche d'images pour "de sacha à macha"Voici l’histoire de Sacha, un jeune garçon qui envoie des mails à des adresses imaginaires… jusqu’au jour où Macha, une de ses correspondantes lui répond. Une amitié va naître mais prendre des tournures inattendues à cause des problèmes de famille de Sacha. Comment Macha le raisonnera t-il ? Que fera Sacha ?
Un livre plein d’émotions, des personnages attachants et une histoire d’amitié et de famille très touchante.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de  Mumu58 :

Sacha envoie des messages à des adresses mail qui n’existent pas. Contre toute attente, il reçoit une réponse d’une dénommée Macha. Commence alors un échange de correspondance. Sacha et Macha ne peuvent plus se passer de cet échange et chaque jour, ils guettent fébrilement un signal de l’autre. Petit à petit, ils apprennent à se connaître. Macha va vite découvrir le côté un peu sombre de la vie de Sacha. Elle va le pousser dans ses retranchements pour qu’il se livre, qu’il se confie.  Macha a touché un point sensible en évoquant sa maman. Sacha ne sait pas où elle est et son père se mure dans un silence quand il essaie d’évoquer le sujet. Macha incite avec force Sacha à découvrir ce qui est arrivé à sa mère. Et finit par le persuader. Puis un jour, silence, plus de messages de son ami. Il ne répond plus. Que s’est-il passé ? Macha a-t-elle été trop loin ?

Il y a des vérités qui font mal. Se taire parait donc plus simple pour éviter de faire souffrir. De Sacha à Macha évoque l’absence d’une mère, un fils en souffrance face à un père qui ne veut pas parler. Alors Sacha s’invente une mère de rêve et poussé par Macha, il décide de partir à sa recherche . Mais la réalité va ternir cette image de mère modèle. Ne pas savoir par peur d’être déçu. Le personnage du père est touchant. Il a le mauvais rôle. Sacha lui reproche d’entretenir le mystère autour de la disparition de sa mère, il va même penser qu’il en est responsable. Un récit écrit à quatre mains intégralement en temps réel sur internet, constitué uniquement des messages échangés par Sacha et Macha qui toucheront nos lecteurs.