100 % bio, Léonardo : la vie géniale (et super drôle) du grand Léonard de Vinci, de Cécile Alix

Génialissimo Léonardo !

Vous avez tous déjà entendu parler de Léonard de Vinci, j’espère ? Ce génie italien du XVème siècle qui était tout à la fois peintre, sculpteur, ingénieur, architecte, inventeur,  exceptionnel dans tous les domaines ? S’il avait fait tout ça en vingt vies, cela aurait déjà été incroyable, mais en quelques décennies … Si vous souhaitez mieux le connaître, ou le découvrir, n’hésitez pas à ouvrir ce roman. Mélissa, notre narratrice a créé une chaîne You tube 100 % bio(graphie)  pour parler de cet  homme illsutre de la Renaissance, que lui a fait découvrir, un peu par hasard, Clotaire, le bibliothécaire. Elle qui adore dessiner des plans, fabriquer des objets insolites (elle est sur le projet d’un pédalobrouteur (le vélo tondeuse de pelouse)… alors, vous pensez bien, Léonard de Vinci, c’est son idole et son enthousiasme va être vraiment contagieux. en quittant ce livre, on l’adore tout simplement, avec ses qualités et se défauts ! Un livre drôle, ludique, très bien documenté (j’ai pas tout vérifié, mais je pense qu’il est parfaitement fiable !) aux illustrations en noir et blanc vivantes et sympathiques. Een refermant ce livre, on a qu’une hâte… Avoir un week-end prolongé pour partir en famille  au château du Clos Lucé, près d’Amboise, dédié à Léonard de Vinci et dans lequel on trouve, entre autrse, des maquettes de ses inventions. Un bonus sur le site de l’éditeur Poulples fictions permet de compléter nos informations par des vidéos et autres infos diverses. Un petit coup de coeur, je me suis régalée à lire cette biographie qui est tout sauf austère, on apprend plein de choses sans s’en rendre compte !

Et un immense merci à Cécile Alix pour nous avoir dédicacé le livre ! J’ai hâte de découvrir d’autres titres de cet auteur.

Un nouvel éditeur à ne pas hésiter à acheter pour les CDI, les romans édités ont tous beaucoup de succès ici.

L’histoire d’Helen Keller , de Lorena A . Hickok

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L’Histoire d’Helen Keller, de Lorena A. Hickok

Résultat de recherche d'images pour "l'histoire d'helen keller"Voici l’histoire d’Helen Keller, une jeune fille sourde, muette et aveugle à cause d’une congestion cérébrale qui l’a frappée à 2 ans.

La jeune fille est donc murée dans le silence et l’obscurité.

Ses parents eux, ont fait beaucoup de visites à de grands médecins qui, face à Helen, sont impuisants. Le Docteur Bell, un scientifique spécialisé dans l’audition des enfants sourds, leur avait conseillé Michael Agnagnos, directeur de l’école  » Pekins  » qui avait réussi à communiquer avec une femme nommée Laura Brigman, elle aussi sourde, muette et aveugle. Celui-ci leur envoie à leur domicile Ann Sullivan, qui deviendra la maîtresse d’Helen.

Ann réussira-t-elle à sortir Helen du silence et de l’obscurité ?

Et que fera celle-ci de sa vie future ?

Une histoire vraie et très touchante qui est une biographie d’Helen Keller, personnage qui a réellement existé, né à la fin du 19e siècle. Helen Keller a également écrit son autobiographie en 1954 et qui est  « Sourde, muette et aveugle : histoire de ma vie  » disponible au CDI.  J’aimerais bien la lire car cela serait très intérressant e de connaître en plus son avis personnel, ses propres sentiments et ressentis.

Le Dr Bell est un remarquable savant. C’est en essayant de mettre au point un appareil pour redonner une certaine acuité auditive aux enfants sourds, qu’il a inventé le téléphone.

Chloé, 4ème – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Quand Joseph Meister fut sauvé par Pasteur, de Lorris Murail

Pasteur ou la rage de vaincre

En Alsace, juillet 1885. Joseph Meister, un enfant de 10 ans, part tôt le matin pour aller chercher de la levure pour son père boulanger. Mais sa route croise malheureusement celle d’un chien qui va l’attaquer. A cette époque, la rage fait peur car elle ne se soigne pas. Mais dans l’ombre, un chimiste, Louis Pasteur fait des expériences pour trouver un remède. Le seul espoir pour les parents de Joseph est de trouver cet homme.

Mais Pasteur va-t-il prendre le risque de soigner ce jeune enfant, mal en point. Ses recherches n’ont encore rien donné. Risquera-t-il la vie de Joseph ? Joseph deviendra t-il son premier cobaye humain ? Que va dicter sa conscience ?

Forcément, nous, lecteurs connaissons pour la plupart l’aboutissement des recherches de Louis Pasteur sur le vaccin contre la rage.Mais l’auteur a su maintenir un certain suspense sur le sort de Joseph. Louis Pasteur qui, jusqu’à présent, n’a fait que des expériences sur des animaux ! Le côté très humain de Pasteur se dévoile, ce n’est pas un chimiste fou qui expérimente sur n’importe quoi ou n’importe qui. On partage ses doutes et ses angoisses au fil des pages. On l’accompagne tout au long de son parcours.

Pour Joseph, il devient son maître absolu, il croit en lui.

Ce livre est à la fois un récit  et un documentaire sur la découverte du vaccin contre la rage. Il dévoile tous les questionnements de Pasteur, les étapes de ses expériences et nous livre un bulletin de santé régulier de Joseph qui se passionne pour le travail de Pasteur. Joseph devient alors son petit protégé.

Le lecteur ne décroche à aucun moment.

Ce livre a un côté pédagogique car on apprend de façon claire comment le vaccin contre la rage a été découvert, on connaît mieux qui était Louis Pasteur. A la fin du livre tout un dossier, illustré par des photos d’archives, est consacré à ses autres découvertes. S’en suit des témoignages de journalistes qui ont assisté aux défilés incessants des malades et qui nous éclairent aussi sur toute la méfiance qu’entourait les travaux de Pasteur.

Il a été reproché pourtant à Louis Pasteur d’avoir sacrifié beaucoup d’animaux pour mener à bien ses expériences. Mais n’était-ce pas alors le prix à payer pour que la science progresse….

C’est un livre complet qui s’adresse tant aux jeunes lecteurs qu’aux adultes. Ce n’est pas un livre scientifique. Mais il nous montre que Pasteur a été très précieux pour la médecine d’aujourd’hui.

L’enfant de l’écume : une vie de Saint Exupéry, de Eric Simard

Le petit prince et la mer

Juillet 1944, la France est occupée par les Allemands. Jean, pêcheur, a un souci avec le moteur de son bateau .Il est en pleine mer. Soudain il aperçoit au devant de son embarcation, un enfant tout mouillé. Mais comment est-il arrivé là ? Qui est-il ? Autant de questions qui envahissent Jean. Pendant plusieurs jours , le scénario se répète. Chaque jour, l’enfant arrive comme par magie sur le bateau de Jean puis disparaît.. Il parle de son enfance, de sa vie. Mais chose étrange il remonte 28 ans en arrière… Il se dit s’appeler Antoine et charge le pêcheur de retrouver sa mère.Mais qui est-elle ? Où vit-elle ? Jean est à la fois intrigué et perturbé par cette présence qui l’obsède.

On découvre le nom de cet enfant au bout du quatrième jour… SAINT EXUPERY .

Ce récit est en fait la biographie d’Antoine de Saint Exupéry, célèbre aviateur et écrivain. La présentation de la vie de St Exupéry se fait à travers un personnage qui a pris les traits d’Antoine enfant, ce qui rend le récit touchant et presque fantastique.C’est Antoine de St Exupéry vu par Antoine enfant. Dans ce récit, on devine des similitudes avec le personnage du Petit Prince qu’il a créé :

Antoine est resté 8 jours avec Jean comme le Petit Prince est resté 8 jours avec l’aviateur. Antoine dit sans cesse à Jean de retrouver sa mère… le Petit Prince demande sans cesse à l’aviateur de lui dessiner un mouton…

Antoine-enfant est bouclé et blond comme le petit prince…

On pourrait presque comparer ce récit à un conte : Antoine enfant qui arrive de nulle part et qui parle de sa vie jusqu’à sa disparition…Mais son côté touchant nous fait oublier ce côté irréel de la situation. On a envie tout comme Jean de le retrouver et d’écouter ce qu’il a à nous dire.

Cet écrit nous fait ressortir aussi les liens qui unissent un fils à sa mère. Les liens forts du sang qui bouleversent Antoine. On a l’impression qu’il est revenu sur terre chargé d’une mission : retrouver sa mère mais il a choisi le pêcheur qui deviendra son messager.

10 jours pour sauver le roi

Ils veulent tuer Henri IV, de Isabelle Wlodarczyk

Au début du mois de mai 1610, un complot est mis en place contre le roi Henri IV. L’histoire est racontée par Ondine, une jeune servante orpheline au service de la reine, qui essaie  de ils-veulent-tuer-henri-ivretrouver ses origines. Un jour, son ami Jean arrive au Palais et confie à Ondine une lettre écrite par Mme Escoman, prisonnière à la Conciergerie, à remettre en mains propres à la Reine. Cette dame prétend que le roi va être assassiné dans quelques jours. Aidée par Jean, les deux enfants sont prêts à tout pour sauver le roi et essaient de lui faire changer ses habitudes. Le roi , menacé depuis longtemps, n’y prête plus trop attention et vit son quotidien très normalement. Le dernier chapitre, le jour J est raconté de deux manières différentes, et nous montre deux fins bien distinctes selon la tournure qu’aurait pu prendre la vie des différents personnages principaux. Le monde aurait pu être bien différent.

L’auteure dans ce livre, retrace bien l’Histoire telle que nous la retrouvons dans les manuels. Elle relate de manière assez simple les raisons pour lesquelles Henri IV a été assassiné : problèmes entre protestants et catholiques, femmes mises de côté …

L’histoire est bien menée avec le compte à rebours qui nous tient en haleine et qui nous donne envie d’aller jusqu’au bout du récit et de mener l’enquête avec ces deux jeunes. Ondine a un rôle important puisque, en plus de vouloir sauver le roi, elle découvre, vers la fin du livre, qui sont ses parents.

Intéressant et accessible, même aux plus jeunes.

 

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Martin Luther King, et Nelson Mandela, de Rolande Causse

La collection 20 ans pour devenir de Oskar éditeur nous offre deux romans, écrits par Rolande Cause, qui racontent l’enfance, les vingt premières années de la vie, le parcours de deux grands hommes que l’on connaît tous pour leurs actions qui ont changé le monde : Nelson Mandela et Martin Luther King.

Quand deux enfants deviennent de grands Hommes !

Afficher l'image d'origineLe 18 juillet 1918, dans le village de Mezzo situé en Afrique du Sud, colonie britannique,  Rolihlala Mandela naît. Son père était petit fils du Roi, ce qui lui permettait d’avoir une activité rémunérée. Mais suite à un incident, il perd son travail. Les parents de Rolilhala deviennent pauvres. Ils s’installent alors à Qunu, un petit village, où ils vivent dans des huttes. Son père avait quatre femmes, Rohlihlala était le fils de sa troisième femme. Cette pratique faisait partie de leur ethnie à laquelle ils appartenaient. Rolihlala voyait son père qu’une seule fois par semaine mais l’admirait considérablement. Lorsqu’il a sept ans, Rolihlala rentre à l’école et se voit attribuer un nouveau prénom, celui de Nelson. Tous les enfants avaient un autre prénom sous prétexte que les leurs étaient trop difficiles à prononcer. Son père meurt alors qu’il est âgé de neuf ans. Nelson est confié au régent Jongintaba pour qu’il puisse recevoir une bonne éducation. Il va pouvoir aller à l’école, étudier et aller à l’Université. Mais Nelson n’oublie pas d’où il vient. Il n’oublie pas les actes exemplaires de son père qui a toujours refusé de se plier aux autorités pour protéger son peuple. C’est dans cette optique qu’il mènera un long combat pour l’indépendance du peuple Sud Africain.

Martin Luther King, de Rolande Causse

Afficher l'image d'origineA Atlanta, capitale de la Géorgie, état du Sud des Etats-Unis, le 15 janvier 1929, Mickael King Junior naît. Surnommé Little Mike, Michael King Junior grandit à Auburn Avenue, quartier de la petite bourgeoisie afro-américaine. C’est un coin tranquille mais cette avenue accueille seulement une communauté noire. Les personnes de couleur blanche et celles de couleur noire ne vivent pas ensemble dans les états du Sud des Etats Unis. Lorsqu’il a cinq ans, en 1934, son père décide de changer de prénom et de changer celui de son fils, il choisira Martin Luther, nom du grand réformateur de la religion protestante. Michael King junior devient alors Martin Luther King junior. Il grandit dans un monde d’injustice où Noirs et Blancs ne disposent pas des mêmes droits et ne vivent pas ensemble. Les personnes de couleur noire n’ont pas le droit d’aller dans les lieux plus chics réservés aux Blancs, de s’asseoir dans le bus, etc.  Il étudiera dans des établissements accueillant que des élèves et étudiants de couleur noire. En grandissant, Martin Luther King ne supporte plus les injustices que subissent sa famille et lui au quotidien. Amoureux des mots, admiratif et attentif aux sermons de son père à l’Eglise depuis son plus jeune âge, il mènera un combat pacifiste pour redonner la dignité aux Noirs victimes de la ségrégation.

Ces deux romans enrichissants permettent de comprendre le parcours de deux grands hommes qui ont changé le monde. Leur éducation a joué un rôle déterminant dans leur lutte. Ces deux récits apparaissent comme des outils pédagogiques pertinents notamment dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. A travers l’enfance de ces deux héros, nombreuses sont les valeurs illustrées. Simple et rapide à lire, ces ouvrages éclaireront les élèves dès la 6ème sur l’importance du vivre ensemble !

 « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » M.L.K.

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Le « salon des rêves », Comment le peintre Joseph Steib fit la guerre à Adolf Hitler, de François Pétry

L’art en guerre

Joseph Steib naît en 1898 à Mulhouse en Alsace. En 1939, sa région est annexée par l’Allemagne nazie. Durant toute la durée de l’occupation, il va utiliser ses talents de peintre pour dénoncer les atrocités commises par les nazis. Son œuvre ne sera redécouverte qu’en 1987 mais est aujourd’hui l’objet de plusieurs expositions.

Cjoseph-steib-le-salon-des-reves-un-peintre-de-la-resistance-9782809912821_0e livre d’art présente ses œuvres selon trois grands thèmes : le quotidien de la guerre, le personnage d’Hitler et la libération. En effet, ses œuvre s’avérèrent parfois prophétiques puisqu’il avait peint la chute du régime d’Hitler et la libération de l’Alsace et de la France. Steib ne peint pas son propre quotidien mais au contraire met en avant le peuple, non seulement le peuple alsacien mais aussi tous les peuples opprimés. Comment parvient-il à résister à travers sa peinture ? Il ose par exemple représenter les trois couleurs du drapeau français, alors interdites, par des moyens détournés (habits, tentures …) ou encore tourner en dérision les slogans nazis dans ses compositions. Mais la résistance ultime s’exprime au travers la représentation même du personnage d’Hitler, l’unique responsable de cette guerre pour l’artiste. Non seulement le Führer est dépeint comme un monstre, comme le mal suprême, mais sa mort est elle-même mise en scène. Mon œuvre préférée reste Le Conquérant, un portrait d’Hitler, une composition à la manière d’Arcimboldo, faite d’animaux dangereux et de vermines. En parallèle, j’ai aussi beaucoup aimé les scènes de célébration de la victoire avec les costumes alsaciens et les couleurs vives, surtout du bleu, du blanc et du rouge évidemment.

Un artiste avec un rêve peut avoir la force d’une armée.