Jusqu'à la dernière dernière page, de Laura Ferracioli – ill. Alice Coppini

Un écrivain, totalement dévoué à son travail, ne sortant que très rarement de chez lui, rencontre un jour au supermarché, une vilaine fée qui lui jette un sort : « tant que vous serez écrivain, vous perdrez toujours la dernière page de chaque histoire que vous écrirez ! »

Plus personne ne s’intéressant à ses histoires, notre écrivain, ruiné, part à l’aventure autour du monde. Un univers nouveau, riche et peuplé de belles rencontres s’offre alors à lui.

A lire dès 5 ans.

Découvrez également aux éditions Balivernes un livre cartonné pour les plus jeunes, adaptation des Trois mousquetaires d’après Alexandre Dumas, aux illustrations vives et colorées de Frédéric Laurent.

Les surprenantes et extraordinaires aventures du baron de Münchhausen, de Pierre Crooks – d’après Rudolf Erich Raspe, ill. Federico Combi

 

Le baron de Münchhausen a entendu dire que l’on doutait de la véracité de ses aventures. Il décide alors de défendre son honneur en rétablissant la vérité et en nous contant, à nous, lecteur, les faits qui ont jalonné sa vie : un cerf sur lequel un cerisier a poussé au milieu de ses bois, sa fuite sur un boulet de canon lors de la guerre contre les Turcs, sa hache plantée sur la Lune qu’il récupéra en plantant un haricot s’élevant jusqu’au ciel, le sauvetage d’un homme perdu dans sa nacelle entre ciel et terre, sa survie au pôle nord grâce à une peau d’ours dans laquelle il s’enveloppa, la réconciliation de Vulcain et des cyclopes et l’amour que Vénus lui porta, son refus de participer à une guerre contre le soleil, armé d’une asperge en guise de lance et d’un champignon comme bouclier, sa rencontre avec le peuple de la Lune, naissant à partir des fruits des arbres. 

Des aventures rocambolesques, farfelues et bourrées d’imagination illustrées magnifiquement dans ce très bel album. Le baron de Münchhausen, officier allemand, a réellement existé au 18ème siècle. Ses exploits ont été repris et très très très largement romancés pour en faire un personnage phare très populaire de la littérature allemande. 

Ses aventures ont été relatées pour la première fois par Rudolf Erich Raspe en 1785, un écrivain allemand qui connut le véritable baron de Münchhausen qui lui raconta ses exploits à son retour de Russie. Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1988 par le réalisateur Terry Gilliam.

Le tour du monde des contes, de Gilles Bizouerne et Fabienne Morel

Quatre grands contes sont le point de départ  de ces 18 histoires :  Les trois petits cochons, Les musiciens de Brême, Le lièvre et la tortue et Tom Pouce.

 

A travers différents pays, les versions de ces contes classiques varient : les trois petits cochons et le loup deviennent un renard et trois poules ; le lièvre et la tortue, un renard et un escargot… Nous voyageons ainsi en Angleterre, en Chine, en Inde, en Roumanie, au Maroc, en Allemagne, au Japon… pour notre plus grand plaisir.  Car il est très agréable et enrichissant de découvrir des contes inscrits dans notre imaginaire collectif depuis l’enfance dans des variantes extraordinaires, où les animaux ont toujours une place d’importance et où la solidarité, l’intelligence, la débrouillardise et le courage permettent aux plus malins de se sortir de tous les mauvais pas. 

Comme pour l’ouvrage de la même collection : Les Belles, chaque série  de contes est illustré par un illustrateur différent : Vanessa Hié, Marion Jeannerot, Charlotte des Ligneris, Rémi Saillard ont mis la main à la patte pour égayer ce très bel ouvrage qui ravit les enfants lors de la lecture du soir. 

Découvrez sur le même principe également l’album : Les histoires de Barbe bleue racontées dans le monde

 

De nouveaux albums aux éditions Balivernes

Les éditions Balivernes est une maison d’édition datant de 2004 spécialisée dans la littérature de jeunesse « dont le slogan pourrait être L’imaginaire au service de la création« . Il y a deux ans, nous avions eu la chance de rencontrer son fondateur, M. Pierre Crooks que nous avions interviewé  (lien ici )

Découvrez aujourd’hui trois de leurs nouveaux albums :

Un ami, de Christos – ill. Charlotte Cottereau

Pierre demande à son père un animal domestique… pourquoi pas un hippocampe ? Et c’est parti pour l’aventure… Ensemble, ils vont construire un bathyscaphe -sorte de sous-marin- qu’ils vont installer dans la baignoire. Direction les mers du Sud ! Grâce à la bienveillance du papa,  Pierre va très vite prendre conscience que les hippocampes sont heureux dans leur milieu naturel, avec une eau à bonne température, au sein de leur famille… Et si ce que cherchait Pierre était tout simplement un ami, libre ?

Des illustrations magnifiques comme l’atteste la première de couverture pour une histoire riche de message.

 

Le roi Radin, de Cédric Janvier – ill. Marlène Verglas

Un âne chemine sur les sentiers. Il se rend au village faire des courses pour le roi Radin. Sur son chemin, il croise poule, canard, cochon, lièvre. Tous pensent très fort que l’âne est bien bête d’accepter une telle corvée… et chacun profite de la gentillesse présumée de l’âne (qui propose deux oeufs, qui propose deux oignons, etc) pour faire un voyage à moindre frais… Mais, tel sera pris qui croyait prendre ! Un conte à chute (devinerez-vous laquelle ?) aux illustrations drôles, gaies et colorées.

 

Les chats Peaud’roues, de Stéphanie Dunand-Pallaz –  ill. Sophie Turrel

La série les P’tits chats est de retour avec ce 21ème titre… cela proouve le succès de ces personnages.

Il était une fois deux chatons fous de vitesse,
deux as du volant qui roulaient sans cesse,
ils enchainaient les courses en quête de prouesses.
On nommait chats Peaud’roues ces deux minets express

Plusieurs fois vainqueurs des Vingt-quatre heures du Mou, les prix et les médailles s’accumulent partout. Ils avaient gagné, toujours à fond la caisse, seule la Kitty Cat’s Cup manquait à leur palmarès.

Le ton est donné, un texte en vers, plein d’humour et des personnages sympathiques. Car même s’ils participent pour gagner, nos chatons préféreront l’entraide à la compétition !

 

Découvrez sans hésiter cette maison d’édition de qualité, exigeante, et aux éditions toujours très soignées. Suivez le lien pour découvrir leur catalogue complet 

Je suis Camille, de Jean-Loup Felicioli

Camille, 11 ans,  vient de revenir en France avec sa famille, après un séjour à Los Angeles aux Etats-Unis où ils ont passé quelques années car son père y avait son travail. 

Aujourd’hui, elle rentre en 6ème… Camille est angoissée car dans sa précédente école, aux Etats-Unis, les choses s’étaient mal passées… Elle n’a pas envie que ça recommence, être la risée des autres, être obligée de déménager. Car Camille a un secret, un secret très lourd à porter. Mais cette première journée dans son nouvel établissement est prometteuse : les profs ont l’air dans l’ensemble assez sympathiques et Camille s’est peut-être fait une copine ! 

Va-t-elle réussir à s’intégrer, à se faire des amis malgré sa différence ? 

 

Un album très tendre pour un sujet délicat et très peu traité en littérature de jeunesse : le transgenre.  Camille est en fait une petite fille née dans un corps de garçon. Les illustrations sobres, colorées et intimistes rendent les personnages particulièrement attachants. La jeune Camille, héroïne discrète et forte, se lie d’amitié avec Zoé, une jeune fille pleine d’énergie, tolérante et respectueuse. Un message d’espoir pour l’acceptation de la transidentité qui n’est ni une maladie, ni un « problème psychologique » mais bien un genre différent qui doit être accepté par la société et ses conventions. 

Ca y est, le bruit s’amplifie, c’est maintenant un rire énorme et mécanique, un ronflement de locomotive. Tous s’y sont mis. Ils rient et me regardent, les sourcils froncés. Ce sont d’immenses marionnettes à la mine sévère. Et moi, au milieu d’eux, je me recroqueville et me mets à rapetisser…

-[…]Tu es si courageuse… Tu as choisi de vivre en écoutant ce que tu ressens au fond de toi. Et ce n’est pas un chemin facile. – Je ne sais pas si je vais y arriver, maman. – Aie confiance, tu es beaucoup plus forte que ce que tu crois.

A lire sur le même sujet :

L’arbre de Guernica, la retirada des enfants, d’Isabelle Wlodarczyk

Un album en deux parties, de la collection Mes albums de l’Histoire des éditions Oskar

Partie n°1 : On fait la connaissance d’un petit garçon dont on ignorera d’ailleurs  le prénom jusqu’à la fin. Tout comme de très nombreux enfants, il est très attaché à sa terre et plus précisément à Guernica, une petite ville du pays basque à l’arbre symbole qui va connaître la violence d’un conflit particulier, une guerre au sein d’un peuple qui détruira presque tout sauf l’arbre qui résistera mais sans lui puisqu’il se verra contraint de quitter sa ville, son pays et participer à la Retirada.

Partie n°2 : Dans cette partie documentaire bien illustrée et écrite simplement, il est facile de comprendre les origines, les tenants et aboutissants de la guerre civile espagnole, sans oublier le désastre de Guernica que Picasso dénoncera à travers sa peinture. Au milieu de ce conflit d’adultes, il y a le destin des enfants décrits de manière réaliste grâce notamment aux nombreux témoignages.

Un album intéressant qu’il faut prendre le temps de découvrir…..