L’école me déteste, de Julie Jézéquel et Baptiste Miremont

L’histoire s’ouvre sur les mots de Ferdinand, 7 ans. Il est à l’école, allongé sur le gravier de la cour et… il est en train de mourir, nous dit-il.

Le petit garçon nous raconte alors comment il en est arrivé là, comment « une histoire d’abord banale, un enfant qui tape sur un autre à chaque récré, a pu se terminer de façon aussi triste« .

Ferdinand a sauté une classe et ses ennuis ont commencé : Eric, la terreur, l’a pris comme souffre-douleur. Sa maîtresse ferme les yeux. Au lieu de le protéger, elle minimise la situation et va jusqu’à lui en imputer la responsabilité. Même si ses parents sont à l’écoute, il ne parvient pas à tout leur raconter.

Heureusement, il peut compter sur leur flair et sur l’appui de certains adultes bienveillants. L’histoire pourrait bien finir autrement que comme elle semblait avoir commencé…

Le sujet est grave : sans jamais vraiment le nommer, Ferdinand nous parle de harcèlement scolaire. Comme pour souligner que c’est toujours bel et bien un sujet tabou, c’est un enfant qui en parle. Et plus que de ce fléau, il s’agit de l’impuissance et de l’immobilisme des adultes et des institutions.

Ce roman se lit très vite, aussi vite que s’enchaînent les idées de Ferdinand, tantôt drôles, tantôt graves. Une réflexion en appelle une autre. Ses mots sont emprunts de la naïveté d’un enfant de son âge, mais aussi, bien souvent, d’une grande perspicacité : la faiblesse des adultes ne lui échappe pas.

Ce roman porte un message. Dès le début du récit, Ferdinand nous livre un conseil des plus importants :  » On peut se dire que tout ça, c’est comme une leçon sur la vie, et que toutes ces petites violences de tous les jours, il vaut mieux en parler avant que ça ne devienne des catastrophes. « 

Conseil repris en écho par sa maman :

 » Ferdinand, écoute bien ce que je vais te dire : tu ne dois pas me cacher tes ennuis à l’école. Personne n’a le droit de t’insulter, de te menacer, de te taper. Personne. « 

Face à ce fléau et à l’impuissance de l’institution scolaire, le message délivré est clair : le rôle des parents est essentiel.

Un roman de la collection « Rester vivant », chez Le Muscadier, qui s’adresse à un public ado en parlant du monde d’aujourd’hui et qui donne à réfléchir.

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