Enfance meurtrie

Sur la tête de la chèvre, de Aranka Siegal

Résultat de recherche d'images pour "sur la tête de la chèvre"Tous les étés, Piri, 9 ans, passe ses vacances chez sa grand-mère Babi, dans un village Ukrainien. Elle se sent bien là-bas, comme coupée du monde. Elle est juive. Mais elle ne comprend pas en quoi elle est différente des autres. Nous sommes en 1939. Babi la rassure mais il est temps pour la jeune fille de retourner chez sa mère en Hongrie. La rentrée des classes est proche. Sa soeur Roszi restera avec Babi. La vie va commencer à être difficile : manque de nourriture, les écoles ferment… L’angoisse et la peur vont être le lot quotidien des familles.

Ce roman est un vibrant témoignage des atrocités de la guerre vécues par le peuple juif. En Hongrie comme dans beaucoup de pays, la guerre fut atroce. Piri est touchante, émouvante et du haut de ses 10 ans, elle nous narre son quotidien. Elle est jeune mais très mature, une maturité qui arrive brusquement, provoquée par les événements si dramatiques. Finie l’enfance, finis les rêves de petite fille. Il faut se battre pour continuer à exister. Elle va peu à peu prendre conscience de l’ampleur des mesures antisémites qui vont s’abattre sur le peuple juif hongrois. Le personnage de la mère est incroyable de courage, jamais elle ne perd espoir. Piri puise sa force dans l’énergie de sa maman. Nous suivrons cette famille jusqu’à son enfermement dans un ghetto puis à Auschwitz.

Un récit autobiographique qui rejoint beaucoup d’autres ouvrages poignants sur une guerre terrible comme Le jounal d’Anne Frank, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnoty, entre autres, que vous trouverez au CDI. Aranka Siegal est Piri, le lecteur comprend dès de début qu’elle parle de sa famille. Elle arrive à prendre de la distance avec son héroïne, dans le sens où elle qui connaît forcément la fin, laissera vivre les tragédies au travers de Péri. Sur la tête de la chèvre est bouleversant, chargé de l’amour familial. L’auteur a su transmettre à travers le regard de Piri son combat, ses douleurs, son désir de vivre.

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