Dans la tradition du roman de jeunesse américain.

Le monde de Charlie de Stephen Chbosky.

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Charlie, jeune garçon nord-américain, est un lycéen comme un autre ; c’est-à-dire qu’il n’est comme aucun autre de ses camarades. Cependant, ces derniers trouvent qu’il en fait toujours « trop » – trop bizarre, trop sensible, trop violent, trop gentil – ou alors pas assez … Ses faux-pas et ses sentiments, c’est lui-même qui nous les présente, à travers les lettres qu’il envoie.

Charlie se retrouve donc, à son entrée en Seconde, en marge des autres. Heureusement, il n’y est pas seul et se lie d’amitié avec une bande de Terminales déjantés : il y a Patrick, dit « Rien du tout », la jolie Sam, qui semble inaccessible, Mary Elizabeth, punk et féministe dans l’âme, Brad, le capitaine de l’équipe de football qui préfère les garçons, et Bob, toujours un peu ailleurs à cause des drogues qu’il prend.

Grâce à eux et à son professeur d’anglais qui lui présente ses doubles littéraires (Sal Paradise, Holden Caulfield, Scout Finch, Peter Pan et même Hamlet), Charlie va passer une année magique, pleine de découvertes, de douceur et de réflexion. Pourtant, même avec eux, il reste en retrait ; spectateur de sa propre vie, il ne parvient pas à être le garçon intelligent et impliqué qu’il laisse entrevoir dans ses lettres. Quel est alors le réel problème de Charlie, celui qu’il cache derrière ses observations, parfois naïves mais toujours si pertinentes, sur le monde qui l’entoure et sur le futur qui l’attend ?

 

« Ya cette histoire que nous raconte [mon père], des fois. Une histoire géniale. C’est en rapport avec le championnat régional de baseball, quand il était au lycée. […] Des fois, quand je vais voir un match de foot avec Patrick et Sam, je repense à tout ça. Je regarde le terrain et je pense au garçon qui vient juste de marquer un essai. Je me dis que pour ce garçon, c’est « son heure de gloire » et qu’un de ces jours, ce moment sera juste une histoire de plus, puisque tous ceux qui marquent des essais ou qui font des tours de circuit deviendront des pères. Et quand leurs enfants regarderont les albums de photo du lycée, ils se diront que leur père était costaud, « beau garçon » et qu’il avait l’air beaucoup plus heureux qu’eux. J’espère juste que je n’oublierai pas de dire à mes enfants qu’ils sont aussi heureux que j’en aurais l’air sur mes vieilles photos. Et qu’ils me croiront. »

 

     A travers les lettres qu’il écrit à un inconnu, Charlie, à la fois narrateur et personnage, nous donne à voir le garçon qu’il pense être : dans un langage souvent léger, il nous raconte des choses qui le sont beaucoup moins.

     Si sa vie peut sembler un peu éloignée de celle d’un collégien amandinois, et si elle ne peut être considérée comme un modèle à suivre, les moments de tendresse, d’amitié, de doute et de questionnement devraient pouvoir parler à n’importe quel adolescent d’hier ou d’aujourd’hui. Peut-être alors pourrions-nous faire comme le héros de ce roman au sujet de ses lectures et « prendre ce que l’auteur écrit en l’envisageant par rapport à [sa] vie à [soi], un peu comme un tamis ».

     Attention ! Lecteur averti, fin de 3ème.

 

Une réflexion sur “Dans la tradition du roman de jeunesse américain.

  1. Wahou ! Deux chroniques d’affilée pour une nouvelle chroniqueuse, ça se fête ! Bienvenue au club, j’espère que tu deviendras accro comme nous ! En tout cas, merci pour cette belle participation, tu as tout compris à l’exercice ! A demain au collège. (PS : j’ai reçu des nouveautés….)

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