Un monde inspiré

Les couleurs de la liberté, de Sylvie Baussier et Pascale Perrier

Afficher l'image d'origineDans ce monde-là, Sheridan, chaque habitant porte autour du cou un « collien » dont la couleur retranscrit la personnalité. Le liseré qui l’entoure change en fonction des émotions ressenties sur l’instant. On ne peut donc rien cacher de ses pensées, de ses sentiments exposés à la vue de tous. Dans ce monde-là, la couleur marron a été bannie, c’est la couleur des tyrans.
Juliaca doit bientôt passer l’épreuve qui la rendra adulte. Elle a demandé à partir au pays de Valtavie, sauvage et isolé. Pourtant, c’est une autre épreuve qui l’attend : peindre sa famille en « chassant les ombres »… De quelles ombres s’agit-il ? Celle de son frère de 6 ans dont le collien vire indubitablement au marron ? Celle que sa mère quasi dépressive laisse autour d’elle ? Pour le savoir, elle accompagnera sa sœur, apprentie liseuse de collien, et son jeune frère dans ce pays dont elle rêve. Ils espèrent découvrir le refuge des Inspirés qui semblent avoir les réponses à toutes leurs questions. Et ainsi sauver leur frère de Nulle Part, lieu secret et violent où sont enfermés tous les « colliens » marron en attente de la mort… Cette quête permettra également aux deux soeurs que tout semble opposer et qui ont du mal à communiquer, à mieux se connaître, à tenter de s’apprécier sans jalousie.
Je ne sais pas pourquoi, avec l’illustration de couverture, je m’étais mis en tête qu’il s’agissait d’une histoire de ségrégation raciale… Pas du tout ! En lisant le résumé, j’ai compris qu’il s’agissait d’un livre de science-fiction, qui me faisait penser à Matin Brun de Franck Pavloff ou La bonne couleur de Yaël Hassan. Dans les trois, la couleur marron a une signification très profonde. Ici, le message qui est donné est un message de tolérance. Les gens ne peuvent pas être catalogués, mis dans des cases définitives. Toutes les personnalités ont du bon et du mauvais, et ce qu’il faut réussir à faire, c’est cohabiter en fonction des valeurs et des failles de chacun. Et que les points faibles peuvent aussi être des points forts, si on les accepte comme faisant partie de soi. Et surtout, laisser aux gens une chance d’évoluer et de changer.
En fait, je n’ai pas été déçue du tout. J’ai lu ce livre d’une traite. Un bon roman de science-fiction pour les 4ème-3ème.

 

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