Le rocher du cygne et ses explorateurs

Le château des étoiles, 1. 1869 : la conquête de l’espace, de Alex Alice

Séraphin n’ealbum-cover-large-23827st encore qu’un jeune garçon lorsqu’il assiste au décollage de sa mère en montgolfière. Aventurière intrépide, elle espère pouvoir s’élever assez haut pour découvrir l’éther, une substance invisible mais qui serait présente en altitude. Les hommes cherchent à prouver son existence depuis plus de 2000 ans, depuis que Socrate lui-même l’a mentionnée dans l’une de ses œuvres. Sa maman réussit bel et bien à la découvrir, mais, hélas, elle périt peut après et ne pourra jamais en faire part ni à sa famille ni à la communauté scientifique. Depuis lors, Séraphin est passionné par l’éther et tout ce qui y touche : étoiles, planètes …. Un an plus tard, son père, lui aussi scientifique et inventeur, reçoit une lettre anonyme d’une personne qui prétend avoir retrouvé le carnet de bord de son épouse. La lettre, à laquelle est joint un billet de train, l’invite à se rendre à Füssen en Bavière en Allemagne. Mais dès la gare de Lille, d’étranges gentlemen armés de canes-épées essayent de les empêcher de prendre leur correspondance.

Sur fond de Révolution Industrielle, une période passionnante pour ses inventions et ses découvertes, l’auteur nous invite aussi à découvrir l’Allemagne romantique que les illustrations très réussies retranscrivent à merveille. En tant que professeur d’allemand, c’est l’une des nombreuses choses qui m’ont plu : voyager au cœur de la Bavière, la plus grande mais aussi la plus typique de par ses traditions des régions allemandes et surtout voyager par procuration à l’intérieur même de son emblème, le château Neuschwanstein. On y découvre Louis II, un monarque que les historiens qualifient bien souvent de fou car plus intéressé par les contes et les légendes que par la gestion de son royaume. Il s’agit là d’un personnage capital de l’album. J’ai aussi beaucoup aimé l’évocation de l’histoire mouvementée de l’Allemagne de l’époque qui n’est pas encore un pays unifié mais plusieurs provinces indépendantes et concurrentes. Mais au-delà de la matière que j’enseigne, il y a aussi l’histoire : les expériences menées, les échecs, les complots… tout cela rappelle la mouvance Steampunk. Ce fut pour moi d’ailleurs un coup de coeur lorsque, intriguée par la couverture,  je l’avais emprunté à la médiathèque et c’est pourquoi je tenais absolument à ce qu’il fasse partie du fond du CDI. Ce premier tome se finit en apothéose avec un suspens insoutenable qui nous laisse hébété en attendant de connaître la suite. Preuve s’il en est de son succès, je n’ai pour l’instant pas réussi à emprunter le seconde opus à la médiathèque car il est, depuis son achat, régulièrement sorti.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s