Syndrôme de Stockholm (2)

Les larmes de l’assassin, de Thierry Murat (librement adapté du roman de Anne-Laure Bondoux)

Paolo vit avec ses Couv_119951parents dans une petite maison isolée au sud extrême du Chili . Régulièrement, des voyageurs venaient jusqu’à eux pour s’abreuver avant de continuer leur voyage : poète, géologue, astronome…. Mais un jour, c’est un voyageur peu ordinaire qui vient frapper à leur porte : Angel Allegria, truand, escroc et assassin. En fuite, il tue les parents de Paolo afin de s’installer dans cette habitation du bout du monde où personne ne viendra le chercher. Mais il ne peut se résigner à tuer Paolo, il n’a jamais tué d’enfant. Il décide donc de le garder afin que celui-ci le serve. Petit à petit, chacun va s’habituer à l’autre et Angel va s’attacher à l’enfant. Mais leur vie routinière va être quelque peu perturbée par l’arrivée d’un autre voyageur : Luis Secunda, peu aventurier mais parti faire le tour du monde. Il aimerait lui aussi s’installer ici, et c’est grâce à l’intervention de Paolo qu’il a la vie sauve et va par la suite cohabiter avec l’assassin et l’enfant. C’est alors qu’Angel comprend que ce qu’il ressent pour Paolo, c’est de l’amour. Il aime cet enfant comme son fils. La prise de conscience lui vient après l’apparition d’un autre sentiment : la jalousie. En effet, il est désormais obligé de partager l’amour de Paolo avec Luis et cela ne lui plaît pas du tout. L’enfant, destiné au départ à une vie monotone, rude et sans amour, va finalement s’épanouir petit à petit entre ces deux hommes si différents.

Adapté du roman Les larmes de l’assassin, cette bande-dessinée reprend la même histoire en la simplifiant quelque peu. Bien que celle-ci garde toute sa profondeur sentimentale, certains passages présents dans le livre m’ont manqué. C’est notamment dans la deuxième moitié que certaines aventures de nos compères ne sont pas relatées . Ceux qui n’ont pas lu le roman et qui préfèrent le format bande dessinée ont donc tout à gagner en s’y plongeant. Mais ceux qui connaissent déjà l’histoire seront peut-être comme moi déçus : l’intrigue nous perturbe finalement moins parce qu’on s’identifie moins. Il faut cependant reconnaître à Thierry Murat la qualité de ses dessins, du choix des couleurs (souvent sombres)… Le tout rend très bien et nous rappelle la rudesse de ce coin du Chili et de la vie de ses hommes. Par ailleurs, l’auteur, ne pouvant pas mettre tout le texte dans son album, a dû opérer une sélection et, bien heureusement, il a gardé les passages les plus beaux tout en y mélangeant ses propres phrases afin que le lecteur puisse suivre l’histoire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s