Les enfants d’Athéna, d’Evelyne Brisou-Pellen

Chasse au trésor

Athènes, Vème siècle avant J.C.
Néera, 11 ans, vit heureuse avec sa famille : ses deux frères, Daméas, 13 ans et Stephanos, 5 ans et ses parents. Alexos, son père, est un peintre réputé à qui l’on vient de confier les fresques du Parthénon.
Une nuit, des hommes font irruption chez eux et menacent ses parents afin que ceux-ci leur révèlent un secret qu’ils détiendraient. Mais ils ne diront rien. Alertés par le bruit, les enfants prennent la fuite, laissant derrière eux leurs parents assassinés.
« Si quelque chose d’anormal se produit, ne perds pas de temps, emmène Stephanos et Néera le plus loin possible, le plus vite possible […] et si vous apprenez ma mort, partez vite pour Eleusis, chez Gorgias, le fabricant de lyres ». Voilà les seules consignes laissées par son père à Daméas. Les enfants fuient donc, de nuit, vers leur destin, qu’ils confient aux mains des divinités. Les assassins sont à leurs trousses. Lorsqu’ils arrivent chez Gorgias, il est déjà trop tard… Quel est donc ce lourd secret ? Que leur ont dit leurs parents qui pourraient les mettre sur la piste ?

Dans ce roman, on entre tout de suite dans l’action, pas de long préambule. L’histoire est rondement menée avec de nombreuses péripéties, du suspens, et même une touche sentimentale. Agréable à lire, le style d’écriture est abordable dès la 6ème.
La construction est assez originale car certains chapitres ont pour narrateur l’auteur qui montre alternativement le point de vue des deux aînés. Mais pour les chapitres montrant le point de vue du plus jeune enfant de la fratrie, Stephanos, l’auteur a utilisé le « je ». Il s’agit pour lui d’un voyage initiatique qui le mène à la recherche de la vérité sur sa naissance et sur ses origines.
On apprend beaucoup de choses sur la Grèce antique sans pour autant se retrouver noyé dans un cours d’histoire indigeste : la place des femmes, des filles, des enfants dans la société grecque, l’importance des rites funéraires, les différences entre la vie à Athènes et à Sparte, la place des divinités comme protection, les croyances, etc. Les informations historiques sont donc instructives tout en restant accessibles aux plus jeunes.
J’avoue que ni le titre ni la couverture ne m’attiraient…, et n’étant pas spécialement une adepte des romans historiques en général, je n’ai lu ce livre que pour faire plaisir à notre nouvelle recrue du comité lecture (qui je l’espère va bientôt nous concocter quelques chroniques !). Eh bien, merci Karen pour ce conseil avisé. Je vais le faire tester par des 6ème pour éventuellement le proposer au rallye lecture de l’année prochaine : il mêle très agréablement historique/policier/aventure.. trois genres qui nous faisaient défaut dans la liste ! D’autres ingrédients permettent d’élargir le public visé : une petite touche d’amour, un âne qui devient l’animal de compagnie du plus jeune des frères.… Il y a même une histoire de trésor, car vous voulez connaître le secret ? Le trésor de Délos, trésor rassemblé par les Athéniens et leurs alliés pour financer la guerre contre les Perses.

4 réflexions sur “Les enfants d’Athéna, d’Evelyne Brisou-Pellen

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s