Papier contre numérisation

La guerre des livres, d’Alain Grousset

Shadi est un jeune pilote de 17 ans de la Sécession. Lors d’un combat dans l’espace contre la Confédération impériale, il échoue sur une planète ennemie. Il réussit à s’échapper par un container qui l’emmène à la Bibliothèque de Libel, où il est recueilli par le vieux conservateur idéaliste, Angus. Dans cette bibliothèque immense, la dernière de l’univers, on sauve de la destruction tous les livres menacés par la numérisation totale ou par la guerre. Bientôt l’Empereur en personne débarque sur Libel. Il veut demander conseil à Angus pour sauver sa fille d’une terrible maladie qui la condamne à mort. Le remède ne pourrait-il pas être trouvé dans les livres ? Mais la présence du jeune Shadi risque bien d’être remarquée et sa vie mise en danger…

L’histoire débute par une attaque de vaisseaux dans l’espace… et j’ai trouvé le début du livre assez mal construit, brouillon, assez peu compréhensible… Une fois passée la « porte distran » qui l’emmène sur la planète Libel, le récit prend une tournure plus intéressante. Action, amour, guerre, complot, meurtres sont les principaux ingrédients de ce petit roman de SF destinés aux plus jeunes… Le message que veut faire passer l’auteur est clair : le livre papier a-t-il encore un intérêt à l’heure de la numérisation ? La réponse est oui, mais je ne peux pas expliquer la solution trouvée par l’auteur car elle révèlerait trop de choses sur l’histoire… Le projet de la numérisation par Google de millions de livres font de cette question une réelle question d’actualité… La science-fiction est déjà rattrapée. Mais pour moi, malgré une thématique des plus intéressantes, ce roman n’a pas répondu à mes attentes. Car une seule et unique réponse est donnée à cette problématique très vaste qui méritait peut-être un peu plus de pistes de réflexion. L’objet livre n’est-il pas, au delà du texte écrit, un objet artistique, un outil démocratique à la portée de tous, un outil de partage ? Le sujet mérite une thèse… Finalement, ce que j’ai préféré dans ce roman, ce sont les citations en ouverture de chaque chapitre et en particulier celle-ci : « les livres nous obligent à perdre notre temps de manière intelligente » Mircea Eliade.

Une réflexion sur “Papier contre numérisation

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