Cinq soeurs

Quatre sœurs, de Malika Ferdjoukh

Elles ne sont pas quatre mais cinq sœurs et les plus jeunes donnent chacune leur nom à un des opus de la mini-série : Enid, 9 ans, Hortense, 11 ans, Bettina, 14 ans, Geneviève, 16 ans et enfin Charlie 23 ans, l’aînée, qui ne donnera pas lieu au cinquième ouvrage. Les cinq sœurs Verdelaine habitent une villa quelque peu délabrée, la Vill’Hervé, au bord de l’océan. Orphelines de père et de mère, c’est Charlie qui a accepté de garder la maison de ses parents et de s’occuper de ses soeurs. Elle travaille dans un laboratoire et son salaire n’arrive pas à payer toutes les dettes. Alors, elles vivent comme elles peuvent, au milieu de la lande, en conciliant les caractères de chacune, leurs amours, leurs peurs. Dans les moments les plus durs, dans les moments de doute, néanmoins, les fantômes de leurs parents viennent les guider et les aider à prendre les bonnes décisions.

Chacune des soeurs représente un stéréotype : la plus jeune, l’intello, la « fashion victime », la parfaite, et à part, l’aînée qui tente de faire cohabiter tout ce monde-là sans heurt. Le premier tome est rafraichissant et permet de faire connaissance avec tout ce petit monde. Le tome 2 et 3 mettent assez en avant le personnage haut en couleur de Bettina et ses amours contrariés : lorsqu’on est une fashion victime, comment peut-on accepter de tomber amoureuse d’un garçon très laid, même si c’est quelqu’un de merveilleux ? C’est le tome 4 « Geneviève » qui tient le moins ses promesses. La soeur parfaite qui épaule l’aînée en toute occasion est pourtant celle qui a donné son nom au tome le moins crédible….Tout part un peu dans tous les sens, dommage. Mais on le lit quand même car on est attaché aux personnages et on veut connaître la fin ! En tout cas, cette série est très rafraîchissante, pleine de rebondissements et de trouvailles (entre le Gnome de la Chasse d’eau, le rat Mycroft, Merlin, le livreur magicien de surgelés, tante Lucrèce, radine et passionnée par les chansons d’un crooner, et qu’elles tentent d’éviter à tout prix, la chaudière qui tombe toujours en panne, Swift la chauve souris ou le vieux Sycomore qui tombe dans le puits), on ne peut pas s’ennuyer !

« Parfois Enid aurait préféré avoir un peu moins de sœurs. – Deux m’auraient suffi, confia-t-elle à Gulliver Doniphon […] – Si tu n’avais que deux sœurs, tu choisirais qui ?[…] – J’en sais rien. J’ai pas dit que je choisirais. – Quatre moins deux égale deux. Si deux suffisent celles qui restent sont à mettre à la poubelle.[…] Faudrait pouvoir faire un roulement, conclut-il. Un jour l’une, un jour l’autre. »

Les tomes 1 et 2 ont été adaptés en bande dessinée par Cati Baur et Malika Ferdjouk.

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