Entre les murs

A découvrir dans le cadre de la commémoration des 70 ans de la libération du camp d’Auschwitz et de la venue de Mme Obeuf, ancienne déportée, mardi 10/02

Journal, Anne Frank

La jeune Anne Frank fête ses 13 ans en juin 1942. Jusque-là, malgré les lois antisémites qui la contraignent à se rendre au lycée juif et qui ont obligé la famille à quitter l’Allemagne pour les Pays-Bas avant la guerre, la jeune fille mène la vie de n’importe quelle adolescente de son âge, partagée entre le collège et les discussions avec ses amies à propos de ses résultats scolaires et des garçons. Pour son anniversaire, le 12 juin, elle reçoit un carnet dont elle va se servir de journal intime.

A peine un mois plus tard, les persécutions contre les Juifs s’intensifient. Les Allemands qui ont envahi les Pays-Bas deux ans ont désormais pour ordre de rafler tous les Juifs. La famille Frank, accompagnée par une autre famille, les Van Daan, ainsi que d’un ami dentiste, M. Dussel, vont devoir se réfugier dans l’Annexe, un minuscule appartement caché au-dessus de la société du père d’Anne. Dès lors, une vie coupée du monde, silencieuse, secrète, va s’organiser dans l’Annexe afin d’échapper à l’ennemi. La petite société va être ravitaillée par des amis du père d’Anne. La jeune Anne va alors confier, jour après jour, ses craintes et ses espoirs, dans son carnet nommé Kitty.

Le Journal d’Anne Frank est un des livres qui ont marqué mon adolescence. Le récit de cette jeune fille qui parvient à conserver la fraîcheur de son âge malgré le danger et la mort qui peuvent frapper à chaque instant dans cette vie de clandestinité est particulièrement poignant. Plus poignant encore lorsque l’on connaît la triste fin de la famille. En effet, le 4 août 1944, après plus de deux ans à survivre cachées, les deux familles seront dénoncées et déportées dans le camp de concentration d’Auschwitz en septembre. Otto Frank, le père, sera le seul survivant. Anne mourra du typhus après son transfert à Bergen-Belsen dans les premiers mois de l’année 1945. Son carnet avait été retrouvé et mis de côté par une voisine et fut rendu à son père qui décida de le publier pour témoigner. Si ce texte est devenu si célèbre, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un simple journal intime. Certes, Anne évoque sa vie de jeune fille. Mais ses écrits sont avant tout un témoignage sur la vie clandestine (avec tous les problèmes et les tensions qu’une telle contiguïté peut provoquer), sur l’occupation allemande, la montée du nazisme, les bombardements… A lire absolument ! Le livre étant en série au CDI, vous n’avez aucune excuse de passer à côté !

2 réflexions sur “Entre les murs

  1. j’ai relu cette œuvre à la demande de Muriel…comme la toute première fois, j’ai eu beaucoup de mal à le terminer mais je n’ai pas de regret car plus le livre avance plus la qualité d’écriture de l’auteur s’améliore. Au delà du style, il m’est surtout difficile de le lire tout en connaissant la fin. C’est une œuvre touchante et triste mais qui montre malgré tout le courage hors du commun d’une jeune enfant devenue adolescente dans des circonstances historiques et dramatiques. Un « souvenir » de guerre pas comme les autres, qui montre un autre aspect de celle-ci de son vécu et de ses conséquences.
    Petit truc : ne lire qu’une ou deux « dates » par jour en permet une lecture plus facile

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