Théâtre à la ferme

Le théâtre du poulailler, d’Helen Peters

M. Roberts vit seul avec ses quatre enfants (Sam, 6 ans, Jo, Martha, 10 ans et Hannah, 11 ans) depuis le décès de sa femme. Il fait de son mieux mais la maison est vraiment dans un triste état et sa ferme est en danger. Depuis le changement de propriétaire, le loyer a doublé et il ne peut plus faire face. Hannah est pourtant pleine de ressources. Avec sa meilleure amie Lottie, elle décide de participer au concours de théâtre de jeunes amateurs de Linford en mettant en scène une pièce qu’elle a écrite. Mais il leur faut un lieu pour la représentation devant le jury et son père ne veut pas entendre parler de futilité comme le théâtre et refuse qu’elles s’installent dans la grange. A son insu, aidées de ses frère et sœurs, ils vont investir un poulailler à l’abandon. Mais le premier prix de 500 livres sera-t-il suffisant pour sauver la ferme ?

Malgré des thèmes alléchants, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. J’ai été gênée tout le long par son invraisemblance : cinq enfants de 6 à 11 ans, en cachette de leurs parents et sans argent vont transformer un poulailler abandonné en salle de spectacle, vont imaginer et confectionner les costumes, apprendre les rôles et travailler la mise en scène et ce, en seulement trois semaines. Sans compter qu’il leur arrive un tas de péripéties en ce laps de temps qui viennent compliquer les choses ! J’ai trouvé le texte souvent répétitif sur des détails , mais à côté de cela, des détails manquent. Les personnages sont à mon goût trop esquissés. Je n’ai par exemple pas réussi à définir l’âge de Jo (peut-être par inattention, dans ce cas, dites-le moi), ni la cause du décès de la mère qui, a priori serait morte aux alentours de la naissance de Sam. Au final, c’est Hannah, du haut de ses 11 ans qui va prendre toutes les initiatives qui pourraient permettre de sauver la ferme pour de bon. Est-ce vraiment plausible ?
Si l’on fait abstraction de ces invraisemblances, ce qui est intéressant dans ce livre, c’est l’image non idéalisé de la vie à la ferme : le travail y est dur, la vie difficile. Que peut un petit exploitant face à des promoteurs immobiliers aux dents longues ? Sont aussi développés les thèmes d’amitié, de solidarité, d’entraide. Vivre une passion apporte l’énergie nécessaire pour faire face à toutes les difficultés. Tout semble une question de volonté.
Ce roman optimiste et joyeux est à conseiller aux 6ème, 5ème qui aiment les animaux de ferme et le théâtre. Malgré sa longueur, le nombre de rebondissements rend l’histoire dynamique.

4 réflexions sur “Théâtre à la ferme

    • Oui, c’est un livre qui avait de bonnes critiques et plait en général beaucoup, c’est pourquoi je l’ai acheté à mes élèves… C’est peut-être aussi parce que j’en attendais trop que j’ai été un peu déçue. En tout cas, je suis ravie d’avoir des commentaires qui vont enrichir mon point de vue ! Merci beaucoup de nous lire !

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