Navet

Cinq jours par mois dans la peau d’un garçon, de Lauren McLaughlin

Jill, 17 ans a une anomalie qu’aucun médecin n’a jamais pu expliquer. Tous les mois, pendant cinq jours, juste avant ses règles, elle se transforme en un garçon, Jack. Ses absences au lycée sont justifiées par de soi-disantes transfusions sanguines. Durant ces cinq jours, Jack, lui, doit rester enfermé chez lui pour que personne ne le voie.

cinq-jours-par-mois---dans-la-peau-d-un-garcon-46967Pour une fois, voici la chronique d’un livre que nous n’aurons pas au CDI. Reçu gratuitement, je me refuse à mettre un tel navet dans le fonds du CDI. En faisant quelques recherches sur Internet, ce livre, édité en littérature jeunesse se trouvait dans plusieurs bases de CDI de collège, se trouvait également  dans plusieurs blogs de littérature jeunesse classé dans les lectures 12-15 ans, avec généralement de bonnes critiques…pas de quoi s’affoler, donc.  Et pourtant ! Les chapitres donnent la voix tantôt à Jill et ses histoires très « girly » de garde-robes, d’amourettes et de bal de fin d’année, tantôt à Jack, et c’est là que ça se corse. Le ton devient d’une vulgarité sans nom. Le cliché des filles très superficielles et des garçons totalement obsédés ne relève  vraiment pas le niveau des débats sur l’égalité fille/garçon ou sur la théorie du genre ! Ce livre cherche peut-être à soulever les problèmes d’identité, d’orientation sexuelle (c’est ce que j’ai compris) mais il n’y a aucune réflexion intelligente derrière qui pourrait amener l’adolescent à être pondéré face à ses représentations. Me disant que j’étais peut-être un peu vieux jeu, je l’ai donné à feuilleter à ma collègue Vij (qui, je l’espère, m’excusera du temps qu’elle aura perdu !) qui a confirmé mon opinion. La fin tourne au mauvais thriller et aucune explication n’est donnée à rien…  nous avons néanmoins décidé d’en publier la chronique pour que vous, parents, documentalistes, adultes qui nous lisez ne donniez pas ce livre à un adolescent sans l’avoir lu vous-même avant.  Je ne saurais même pas le classer dans une tranche d’âge :  ni adolescents, ni jeunes adultes, ni même adultes. Bref, vous l’aurez compris, on a détesté !

Une réflexion sur “Navet

  1. J’ai moi aussi lu ce livre,j’aime l’histoire du côté de Jill mais pour le côté « Jack » je suis d’accord avec le commentaire.Même si la couverture est « attirante », attention, chers parents à l’histoire!!!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s